Ca sent mauvais pour Alsatis…

Après les soucis que connait la société Alsatis sur le secteur de Fleac, maintenant un article sur Sud-Ouest qui relate un gros problème de qualité de service sur les 3B (Secteur de Barbezieux).

En effet, la communauté des 3B c’était équipe il y a quelques années d’un système de réseau communautaire géré par Numéo via un prestataire local (Yannick Bozzini, il me semble) mais depuis l’annonce de l’implantation de la société Alsatis sur le territoire Charentais, la communauté a décidée de leur transférer la gestion du réseau.

Je ne suis pas du tout pressé qu’Alsatis nous propose leur solution…

Voyez par vous même :

INTERNET HAUT DÉBIT. Nouvel opérateur Wi-Fi sur les 3B, Alsatis a entamé une série de réunions d’information alors que les abonnés se sentent abandonnés par l’ancien opérateur

Friture sur les ondes Wi-Fi

Les  abonnés de Numéo, le premier opérateur Internet sans fil sur les 3 B,  rencontrent  des problèmes de connexion en attendant l'ouverture du  réseau d'Alsatis.( photo delphine lamy)
Les abonnés de Numéo, le premier opérateur Internet sans fil sur les 3 B, rencontrent des problèmes de connexion en attendant l’ouverture du réseau d’Alsatis.( photo delphine lamy)

D’ici l’été, le Département s’est engagé à étendre l’Internet haut débit sur l’ensemble de la Charente, y compris dans les zones les plus isolées. Une fracture numérique qui avait été prise en compte, il y a deux ans par la Communauté de communes (CdC) des 3 B Sud-Charente.

Son territoire renferme de nombreuses zones blanches qui n’ont jamais eu accès à Internet en raison de leur situation géographique, mais également des zones grises qui bénéficient d’un débit limité.

L’opérateur Numéo, retenu à l’époque par la CdC, a cédé au début de l’année son réseau Internet sans fil (Wifi) à Alsatis, le prestataire choisi par le Conseil général qui a repris la compétence pour résorber les zones blanches et grises.

Depuis, certains abonnés de Numéo, qui demeure fournisseur d’accès bien que plus propriétaire du réseau, s’arrachent les cheveux devant leur écran d’ordinateur.

« Ras le bol »

« Problème de connexion, veuillez contacter votre fournisseur d’accès. » C’est le message que lit chaque matin Geneviève Léger, habitante de Saint-Bonnet au village du Grand-Bois-Noir, quand elle allume son PC.

« J’ai commencé par avoir de plus en plus de mal à me connecter et maintenant je n’ai plus rien alors que mon abonnement court toujours et qu’il est très difficile de joindre Numéo. »

Fini le shopping sur Internet et surtout les longues conversations avec la famille. « On en a ras le bol ! », peste Dominique Mondy, également de Saint-Bonnet.

« Mon mari, menuisier, a besoin d’Internet pour rester en contact avec ses fournisseurs. Il doit se rendre chez un ami à Barbezieux. » Sur la trentaine de personnes présentes à la réunion d’information d’Alsatis, ce jeudi soir au logis de Plaisance, une bonne partie habite Saint-Bonnet et partage les mêmes griefs.

Coupures

Parmi elles, Isabelle Bureau, maire de la commune. « Je suis venue pour savoir comment aller se passer la transition entre Numéo et Alsatis. En tout cas, plusieurs coupures m’ont été signalées la semaine dernière. »

Danièle Boisseau, maire de Saint-Médard, dresse le même constat et regrette l’absence de représentants des 3 B. « La Communauté de communes a quand même dépensé de l’argent pour Numéo. »

Laetitia Barbier, du service gestion clientèle d’Alsatis, a animé la réunion. Elle a présenté la société toulousaine spécialisée dans la couverture des zones rurales en haut débit et détaillé ses offres commerciales tout en essayant d’apporter des réponses d’ordre technique pour calmer la gronde.

« Le réseau reste en gros le même, bien qu’il ait été amélioré. Plusieurs relais ont été ajoutés et divers matériels changés, car défectueux. Pour les foyers qui ne capteront toujours pas le signal, nous disposons de la solution satellite. » À deux conditions : réussir à résilier son contrat avec Numéo et se procurer un nouveau pack de connexion (antenne et boîtier) auprès d’Alsatis.

Le Département prend à sa charge le matériel et l’installation pour les 3 300 premiers abonnés y compris pour une réception satellite. Seule la mise en service reste à la charge de l’abonné (50 euros pour Internet et autant pour le téléphone illimité).

Mais ceux qui se voyaient déjà surfer sur la Toile vont encore devoir faire preuve de patience. « Le réseau devrait ouvrir rapidement, révèle in fine Laetitia Barbier, on attend la validation du Conseil général d’ici quelques semaines. »

1 réflexion au sujet de « Ca sent mauvais pour Alsatis… »

  1. Bonjour,
    C’est toujours avec satisfaction que je lis ce genre d’article, qui va dans le sens de ce qu’on peut lire sur Alsatis sur le web !
    Qu’Alsatis continue comme ça, et j’espère que le CG recevra tellement d’appels de gens mécontents qu’ils seront obligés d’envisager d’autres technologies pour l’accès au haut débit, comme cela a commencé à se faire dans les départements voisins qui avaient eux aussi choisi le Wimax.
    Je regrette seulement que les utilisateurs mécontents ne se fassent pas plus entendre. Par exemple, la mairie de ma commune est restée sur la communication du CG du mois de septembre comme quoi les premiers utilisateurs étaient satisfaits.
    Le planning d’installation a pris quelque retard aussi : ma zone devait être couverte le mois dernier, et toujours pas l’ombre d’une antenne Wimax à l’horizon…
    Et pas de bureau Alsatis en Charente d’après les pages blanches ou jaunes, contrairement à ce qui avait été annoncé par le CG. Ou bien est-ce un bureau confidentiel ?

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