Microsoft, le voleur internationnal fait la morale aux Charentais

Aujourd’hui, je suis tombé sur un article concernant Microsoft et le piratage.

Vous connaissez tous mes positions par rapport à ces deux sujets, mais là l’article est à vomir.

C’est de la pure propagande Microsoft et d’une démagogie…

J’aimerais bien savoir si la Charente Libre a payé toutes les licences de tous ses ordi (Office, Xpress, Photoshop, Illustrator, Indesign…) Je mettrais la main à couper que non…

Enfin bon, faire peur c’est toujours vendeur.

Vous pouvez réagir sur le blog ici : http://blog.charentelibre.com/journal/index.php?post/2010/02/24/5151-les-pirates-informatiques-en-force-dans-la-region

LES PIRATES INFORMATIQUES EN FORCE DANS LA RÉGION
Selon Microsoft, le Poitou- Charentes est l’une des régions qui comptent le plus de pirates informatiques. La firme explique pourquoi, selon elle, c’est inacceptable. Des hackers charentais justifient leurs pratiques.


Et hop, 4 000 euros économisés!» En quelques clics, Alex, 23 ans, étudiant à la fac de droit d’Angoulême, vient d’installer «Suite Master Collection» sur son ordinateur. Un pack de logiciels comprenant, notamment, les dernières versions de Photoshop, In Design et Illustrator. Pour récupérer ces «outils» très prisés des as du graphisme, le jeune homme a téléchargé des programmes «craqués» sur internet, via un système d’échange de fichiers. Il lui a fallu quinze minutes, montre en main. «Franchement, pas besoin d’être un petit génie pour faire ça, minimise Alex. C’est à la portée de tous ceux qui manient un peu la souris et vont chercher des infos sur les forums internet.» A Poitiers, ses copains de fac sont d’un autre niveau, ajoute-t-il. «Leur sport favori, c’est de se lancer des challenges: à celui qui craquera le premier les logiciels les plus élaborés.»

Officiellement, ces étudiants dans la «vibe» sont hors la loi et ils le savent. Microsoft les range dans la catégorie des «pirates». La firme internationale vient de publier une étude révélant qu’ils sont loin d’être les seuls dans la région. Le Poitou-Charentes s’affiche ainsi en champion de la contrefaçon de logiciels.

Comment expliquer cette concentration de hackers sur le territoire? Marc Mossé, directeur des affaires publiques et juridiques chez Microsoft France, est incapable de répondre (lire ci-contre). «En tout cas, je ne crois pas à la théorie des climats.» Les «pirates» que CL a contactés ou rencontrés avancent, eux, plusieurs hypothèses. Pour deux d’entre eux, les experts dans l’art de titiller la souris sont très nombreux dans ce coin de France – dans les écoles de l’image d’Angoulême, aux abords du Futuroscope de Poitiers -, il y aurait donc «potentiellement plus de monde capable de craquer des programmes». Un autre résume son opinion sur le mode: «Le Poitou-Charentes, c’est une région où le niveau de vie est plutôt bas. Qui dit « plus de gens à faibles moyens » dit « plus de gens prêts à trouver des solutions pour éviter de payer des logiciels trop chers ».»


Mathieu, 17 ans, lycéen à Angoulême, qui affirme avoir craqué «au moins 500 logiciels», balaie d’un revers de souris les grands théorèmes. «Je le fais parce que ça me permet d’avoir les meilleurs programmes sans dépenser d’argent, mais aussi parce que tout le monde le fait.»

«Le piratage? Ça s’est toujours fait»

Du côté des revendeurs informatiques de Charente, le «phénomène» ne semble pas perturber outre mesure. «Oui, forcément, c’est un manque à gagner pour nous, mais j’ai le sentiment que c’est à la marge, explique-t-on chez CID Informatique à Gond-Pontouvre. Les patrons de bureaux de tabac aussi perdent du chiffre d’affaires quand les gens vont chercher leurs cigarettes en Espagne. C’est pareil.»

«Le piratage? Ça s’est toujours fait et ça se fera toujours», renchérit Richard Grollet, patron de la petite société CIA informatique à Cognac. Lui l’admet sans sourciller, il y a trente ans, il piratait «comme tout le monde» des tonnes de disquettes. Et ça n’a pas empêché les professionnels de se développer. «Si je gagne ma vie aujourd’hui, c’est grâce à l’installation de matériels et aux services, pas grâce à Microsoft, insiste-t-il pour contrecarrer l’un des grands arguments de la firme. Pour une version Windows 7 installée sur un ordinateur d’un particulier, ma marge nette c’est 8,40 euros.» Richard Grollier, fait partie de ces pros de l’informatique qui, aujourd’hui, proposent des logiciels libres à leurs clients. «Microsoft continue de verrouiller le marché.»

Sans tenir ce type de discours presque politique, Alex, Mathieu et les autres étudiants adeptes du piratage concluent tous en taclant le géant américain fondé par Bill Gates: «Microsoft brasse des milliards chaque année. Ce n’est pas parce qu’on va craquer dix logiciels par an qu’on va les mettre sur la paille.»

49 %. C’est le taux de piratage

de logiciels en Poitou-Charentes d’après Microsoft, sur la base

d’une étude réalisée par le cabinet International Data Corporation (IDC). C’est au-dessus de la moyenne nationale établie à 42 % et très

au-dessus du Royaume-Uni (26 %)

et de l’Allemagne (27 %).

270 millions d’euros. C’est le manque à gagner qui serait consécutif au piratage pour les professionnels

de l’informatique dans le Sud-Ouest.

3,8 milliards d’euros. C’est le montant des dépenses informatiques dans les quatre régions du Sud-Ouest concernées par l’étude. Cette dépense représente 1,9 % du produit intérieur brut régional (PIB), pourcentage sensiblement inférieur à celui pour l’ensemble de la France (2,6 %).

Microsoft: «Le danger est réel»

Marc Mossé, directeur des affaires publiques et juridiques chez Microsoft France, dénonce les méfaits du piratage.

Qui sont les «victimes» dont vous parlez?

Marc Mossé. Il y en a de trois sortes. Les consommateurs d’abord. Ils le savent peu, mais la moitié des logiciels piratés ne fonctionnent jamais. Un tiers est infecté par des virus. Les revendeurs informatiques ensuite. Ils sont confrontés à une concurrence déloyale. Et nous, Microsoft, en dernier lieu. Parce que le piratage c’est de la contrefaçon de marque. Il en va aussi de notre image. Que peut penser le consommateur lorsque son logiciel piraté ne fonctionne pas?

Les «pirates» disent que ce ne sont pas quelques téléchargements qui vont déstabiliser le Microsoft…

L’argument ne tient pas. Il y a des lois et chacun ne peut pas les accommoder à sa sauce. La conséquence du piratage c’est la destruction d’emplois et de croissance. Derrière ce terme se cachent aussi des réseaux criminels. Des gens organisés qui font du commerce illicite comme d’autres font du trafic de drogue. Le danger est réel. Comme il peut y avoir danger si on se lance dans la contrefaçon de médicaments. Que penserait-on de la contrefaçon de pièces automobiles? Imaginez-vous le danger encouru par quelqu’un conduisant une voiture réparée avec une pièce copiée?

Votre firme est-elle engagée dans une chasse au piratage?

Nous voulons que les réseaux soient démantelés et nous pensons que, pour cela, il faut tarir la source, ceux qui font commerce des logiciels piratés. En France, nous engageons plusieurs dizaines de procédures en justice chaque année. Nous le faisons en notre nom pour défendre les intérêts des revendeurs parce que nous avons les reins assez solides pour nous en charger. Le 14 décembre dernier, le tribunal de grande instance de Bayonne a, par exemple, condamné, un revendeur pour contrefaçon de logiciels Microsoft. Il y a eu aussi une affaire devant tribunal de grande instance d’Angoulême en mai dernier. Sur l’action publique, le revendeur [un ouvrier d’usine de Roumazières qui avait pris l’habitude d’acheter des machines sur internet et de les revendre avec des logiciels copiés, NDLR] a été condamné à un mois de prison avec sursis. Le dossier est toujours en cours sur l’action civile.

Publié dans Vu dans la presse
Un commentaire sur “Microsoft, le voleur internationnal fait la morale aux Charentais
  1. marly rose dit :

    microsoft est le premier voleur. j’ai acheté 2 versions de windows 7, apres formatage la version ne prend plus la clé et se sont des versions boites.ARNAQUE

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